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Interdire le financement des producteurs de matériel de guerre ? Ce qui parle pour et contre l’initiative populaire

Interdiction de financement pour les producteurs de matériel de guerre? Ce qui prône et s’oppose aux initiatives populaires

Julia Küng, coprésidente de Young Green Switzerland, soutient le plan. La députée nationale Ida Glanzmann-Hunkeler  s’y est opposée.

Soutien: “Le financement viole notre neutralité”.

Nos fonds suisses financent les guerres dans ce monde. En 2019, 75600 personnes mourront dans des conflits armés dans le monde. Des millions de personnes ont été blessées, blessées et contraintes de fuir leurs maisons. Dans le même temps, les entreprises internationales d’armement font de gros profits grâce à la fourniture d’armes. Telle est l’origine du business plan de guerre. L’initiative vise à garantir qu’aucun argent suisse ne soit utilisé pour financer les producteurs de matériel de guerre.

Parce qu’avant la guerre, il a tué des milliers de personnes, avant de détruire toute la culture et de détruire le paysage, avant de détruire les structures démocratiques et de détruire la société civile, il faut les financer. En 2018, la Banque nationale suisse a investi à elle seule 1,3 milliard de dollars dans des entreprises qui fabriquent des armes nucléaires. Dans l’ensemble, en termes d’investissement par habitant des producteurs d’armes nucléaires, la Suisse se classe deuxième dans les comparaisons internationales, juste derrière les États-Unis. Le fait que des milliards de francs suisses aient été investis dans la guerre va à l’encontre du principe de neutralité.

Une intervention indirecte en fournissant du matériel de guerre viole notre neutralité et rend nos efforts pour trouver des solutions diplomatiques peu fiables.

L’investissement en équipement militaire n’est ni particulièrement rentable ni risqué. À long terme, seul un investissement durable peut être récompensé. Avec nos fonds dans les fonds de pension ou la Banque nationale, la guerre et la destruction peuvent être financées sans le dire. Le moment est venu pour le secteur financier de prendre ses responsabilités. Le fait que la Suisse participe au financement de produits utilisés pour réprimer et assassiner des gens dans le monde n’a rien à voir avec nos valeurs. Le plan d’action des entreprises en temps de guerre est notre meilleure occasion de changer cette situation. Vote inconditionnel le 28 novembre.

Au contraire: “quota arbitraire”.

Les entreprises responsables ont des stratégies d’investissement durables et n’investissent pas dans des entreprises importantes pour des raisons éthiques. Le BNS a exclu les entreprises qui fabriquent des armes prohibées, telles que des armes à sous-munitions ou des mines antipersonnel. L’initiative espère désormais interdire les investissements dans des entreprises qui investissent plus de 5% de leurs produits dans du matériel de guerre. Cela affaiblira considérablement la position de la Suisse en tant que base économique.

D’une part, il est difficile de déterminer ces 5%, d’autre part, l’entreprise peut passer des commandes dans l’année suivant le dépassement de ce quota et passer des commandes lorsqu’il redescend sous ce pourcentage une autre année. L’initiative a également touché des entreprises suisses qui ne semblaient pas être des producteurs de matériel de guerre. Par exemple, Franke produit des cuisines et des salles de bains, mais aussi des revêtements spéciaux, y compris des produits pour la technologie militaire. Ou GlasTrösch: il produit du verre, mais il produit également du verre pour les cockpits d’avions (y compris les avions de combat).

Les entreprises d’armement internationales qui doivent être sanctionnées par cette initiative peuvent obtenir des fonds à l’étranger.

Le quota strict du plan ne laissera aucune marge de manœuvre dans les installations. La limite de vente de 5% est fixée arbitrairement. Il est difficile de déterminer les objectifs de la Banque nationale et de la Caisse de pension. De plus, le texte de l’initiative exige du gouvernement fédéral qu’il veille à ce que l’interdiction de financement soit également étendue aux banques et aux compagnies d’assurance. Je suis favorable à une stratégie d’investissement prudente, et j’espère en particulier que la Banque nationale et les fonds de pension pourront le faire. Cependant, je m’oppose à la mise en œuvre de quotas stricts, d’une bureaucratie inutile et d’initiatives connexes pour interdire le financement des producteurs de matériel de guerre.

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