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Comment la conférence de presse du gouvernement français de novembre a-t-elle affecté l’Allemagne?

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Comment la conférence de presse du gouvernement français de novembre a-t-elle affecté l’Allemagne?

Le Conseil fédéral des banquiers, représentant les banques suisses, est le dernier d’une longue série de commentaires de grands banquiers qui sont en quelque sorte parallèles à la position de Jean Pierre Trichet. L’opinion initiale exprimée par Trichet en septembre 2021 était que la Suisse ne serait pas ouverte aux inspections de son système bancaire national. En fait, il a affirmé qu’à son avis, et cette opinion est maintenant apparemment une politique officielle, il n’y aura pas d’inspections des registres bancaires suisses par le gouvernement fédéral des États-Unis. L’opinion de Trichet n’est pas partagée par la majorité des banquiers et experts suisses, qui estiment que cette position est complètement irrationnelle d’un point de vue commercial. Pour quiconque regarde de l’extérieur de l’extérieur, cela semble une position très étrange à adopter.

 

Au moment d’écrire ces lignes, le Conseil fédéral des banquiers n’a pas encore publié de déclaration officielle de conférence de presse ni fourni d’explication sur ses déclarations précédentes. Je suis donc d’avis que ce manque de communication pourrait bien être un acte intentionnel. Cela étant dit, nous pouvons au moins spéculer sur les raisons pour lesquelles les points de vue originaux du Conseil fédéral des banquiers ont été soudainement et publiquement modifiés au moment où ils ont été programmés pour une conférence téléphonique le 30 août 2021.

 

La première possibilité est que les points de vue originaux exprimés lors de la conférence de septembre 2021 aient été légèrement trop optimistes. D’un autre côté, il peut aussi être vrai qu’ils étaient trop pessimistes. Quoi qu’il en soit, il semble que l’attitude initiale adoptée lors de la précédente conférence de presse de septembre 2021 était largement conforme à l’opinion internationale selon laquelle il pourrait y avoir une sorte de procédure fiscale contre la Suisse. De plus, je soutiens que l’annonce du Conseil fédéral des banquiers représente une continuation de cette politique antérieure. Cela n’indique en rien que le gouvernement américain ne cherchera pas une forme quelconque d’action fiscale contre la Suisse. C’est apparemment le moment où le gouvernement suisse a décidé de couper tous les liens officiels avec les États-Unis.

 

D’un point de vue international, un fonctionnaire suisse a déclaré qu’il n’avait pas l’intention d’accepter les vues allemandes sur les questions fiscales. En revanche, le Conseil fédéral des banquiers s’est maintenant dirigé vers l’Allemagne. Si cette tendance se poursuit, on ne peut qu’imaginer le résultat éventuel d’éventuelles négociations entre les États-Unis et la Suisse. Au moment de la rédaction de cet article, rien n’indique que les États-Unis ont l’intention d’accepter des modifications du BDI. Dès le communiqué de presse du 22 mars, le Conseil fédéral des banquiers a indiqué qu’il insisterait sur la question jusqu’à ce qu’il reçoive une réaction positive du gouvernement suisse. S’ils réussissent à obtenir une réponse négative du gouvernement suisse, il est très probable que la BDI sera à nouveau fortement déconseillée dans l’arène des négociations internationales.

 

En fait, il est très peu probable que le communiqué de presse du Conseil fédéral du 22 mars ait même été rédigé par un membre de la banque. Le communiqué contient un langage général que la plupart des gens de la communauté internationale des affaires pourraient facilement lire et comprendre. Rien n’indique dans le communiqué de presse que le Conseil fédéral a l’intention d’inscrire la question de la garde à l’ordre du jour des négociations internationales.

 

Au moment d’écrire ces lignes, il n’y a qu’une poignée de banquiers dans le monde qui ont de solides relations avec la Suisse. Une majorité d’entre eux sont actuellement basés dans des pays européens, tandis que les quelques autres sont aux États-Unis. La majorité des banques suisses sont basées à Genève. La dernière conférence de presse du gouvernement suisse en novembre a présenté le point de vue général sur le sujet par le ministre des Finances, Micheal Von Bahn. Selon le site officiel du gouvernement suisse, M. Von Bahn “s’est trompé en raison des liens étroits avec le marché allemand”. Il a ajouté que “la Grèce joue un rôle important dans le maintien de l’équilibre économique suisse”.

 

Il est fort possible que le gouvernement français ait utilisé la langue allemande lors de la préparation de l’annonce d’octobre du Conseil fédéral. Il n’y a aucune preuve pour le prouver, mais le gouvernement allemand est connu pour son contrôle strict sur tous les aspects de la communication et aussi sur les médias internationaux. Il est fort douteux que le gouvernement suisse autorise la publication d’un novembre international le même jour que le discours introductif du président du Conseil fédéral.

 

Nous suivrons de très près l’évolution de cette controverse et si oui ou non il y aura des conséquences pour le gouvernement français. Le gouvernement allemand a un grand nombre de sympathisants dans la communauté internationale. S’ils sont contrariés par le moment de la publication du mois de novembre du Conseil fédéral, ils ont parfaitement le droit de l’être. On ne sait pas s’ils seront apaisés ou non par le gouvernement français à une date ultérieure, ou s’ils porteront la question à un niveau supérieur en annexant la frontière germano-suisse.

 

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